Je m’appelle Linda-Marizya, j’ai 19 ans et je viens de Marseille.
Une ville qui ne dort jamais vraiment, qui parle fort, qui ressent tout trop fort aussi. J’ai grandi là-bas, entre le soleil, le bruit, la mer et les silences qu’on garde pour soi. Marseille m’a appris à être intense, sensible et libre.Depuis toujours, je me distingue par mon côté créatif et cette envie profonde de briller. Pas pour impressionner, mais pour exister, pour laisser une trace. Créer a toujours été ma manière de respirer.
Le cinéma, mon refuge
À 14 ans, comme beaucoup de jeunes, le mal-être s’installe. Quand tout devient trop lourd, le cinéma devient mon refuge. Un endroit à part, presque sacré, où dès qu’on entre, une histoire commence. J’y allais avec mes cousines et mon cousin, tous les week-ends, puis plusieurs fois par semaine.
Le cinéma est vite devenu mon échappatoire, mon lieu de création, de rires, d’émotions. Un endroit clé de mon adolescence. C’est là que j’ai appris à rêver, mais surtout à comprendre que mes émotions avaient une valeur. Qu’elles pouvaient devenir des images, des récits, quelque chose de vivant.
Mon cinéma est nourri de ce que j’ai vécu. Je veux raconter des histoires à partir d’émotions réelles : celles qu’on ressent quand on se sent à part, quand on doute, quand on aime trop fort, quand on vient d’un endroit qu’on regarde parfois de travers. Raconter le vrai, sans filtre, avec sincérité.


"Attendre, c’était déjà renoncer un peu"
Longtemps, j’ai hésité entre une école de commerce et le cinéma. Entre la voie rassurante et le feu intérieur. J’ai toujours été rêveuse.
Trop, selon certains. On me l’a dit clairement :
« Ce milieu n’est pas fait pour toi. »
« Tu es trop arabe, pas assez française. »
« Tu ne connais personne, tu n’y arriveras pas. »
Alors j’ai douté. Énormément.
Et parfois, je me demande encore : si je n’avais pas pris cette décision, qui serais-je devenue ? Peut-être que je serais restée assise à regarder ma vie défiler, spectatrice de mes propres rêves, sans jamais vraiment oser choisir.
Puis un jour, j’ai compris qu’il ne fallait pas hésiter quand on a un rêve. Qu’attendre, c’était déjà renoncer un peu. Je ne voulais pas rester dans un endroit où les gens rêvent sans jamais oser. Moi, je voulais créer. Briller à ma manière. Même si ça faisait peur.
Le soleil dans le cœur et le cinéma comme langage
J’ai postulé dans une école de cinéma sans y croire vraiment. Et pourtant, deux mois avant la rentrée, j’ai été acceptée. Face à moi, il y avait une école de commerce prestigieuse ou une école de cinéma. La décision a été immédiate.
Ma famille était partagée : certains me soutenaient, d’autres doutaient. Mais moi, je savais.
J’ai quitté Marseille, je suis montée à Paris, avec le soleil dans le cœur et le cinéma comme langage.
Quelques mois plus tard, je peux le dire : je suis devenue actrice de ma vie, plus seulement spectatrice. Je suis heureuse à Paris. Je fais ce que j’aime. Et chaque jour, je transforme mes émotions en images, et mon rêve en réalité.

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